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Mercredi 21 décembre 2005

MaJ 11/05/2006 : vidéo à télécharger !!!

LE TRIUMPH DES RADARS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je viens de rendre les clés et m’éloigne de la belle qui dégage encore une forte chaleur. Dernier coup d’œil au triple phare avant, au triple compteur du tableau de bord, et à la triple sortie d’échappement. Je viens d’essayer la Triumph Sprint ST. Une esthétique inédite, aboutie (par rapport à l’ancien modèle), un moteur trois cylindres gros comme çà, et un chassis tout nouveau tout beau, voila ce que promet la belle anglaise. 

Pas de doute, elle est belle, dans sa livrée grise discrète. Ses proportions étonnent même quand on s’approche, l’avant très enveloppant, l’arrière pointé vers le ciel, et la selle creusée au maximum. Çà y est, j’ai compris : on ne s’assoie pas sur la ST, on rentre dedans !

Sitôt dit, sitôt fait, et effectivement on se retrouve incrusté, poussé par la selle vers le réservoir, la sensation étant accentuée par le guidon assez loin. Niveau jambes, la position est assez naturelle, mais les « plus d’1,80m » auront les genoux qui touchent le carénage. Un peu sportif la sensation, je me vois déjà mal faire deux heures d’embouteillage dans cette position. Allez, on démarre, va et vient des aiguilles et … en route. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Comme prévu, les évolutions en ville ne sont pas idéales, mais elle sait le faire. Le moteur est souple, l’embrayage facile, les freins prévenants. Dommage que la position gâche un peu le tableau. Le passage du premier rond-point entraîne une frayeur, la moto ayant décidé d’engager dans l’intérieur du virage plus que de raison. Question d’habitude sans doute, mais pas encourageant pour les pifs-pafs urbains…

 Sortie d’agglomération, la route se transforme en enchaînement de virages pas trop rapides (60-80 km/h), la ST se positionne bien, se relève si on garde les freins et se tasse un peu à la réaccélération… au moins la partie-cycle n’est pas trop pointue, mais je n’ai pas une confiance totale dans le train avant… (peut-être à cause des pneus : des BT020 ?). Alors on enroule sur le (gros) couple, en attendant que le champ se dégage.

 Les courbes s’ouvrent devant moi et me permettent d’ouvrir les gaz sur les rapports intermédiaires. Le registre sonore change et la moto atteint immédiatement des vitesses fort répréhensibles, bien aidée par un moteur enjoué, quoique linéaire, et un chassis qui garde le cap dans les courbes, et suit le regard du pilote en oubliant les ondulations du bitume. C’est là que l’anglaise se distingue. Imperturbable, sûre, elle recherche l’espace pour se livrer, et crie sa joie par des pétarades étonnantes à la décélération. Avant chaque nouvelle accélération, on hésite un quart de seconde…cherchant des yeux un éventuel radar …et finalement on met du gaz, en croisant les doigts pour ne pas rencontrer les forces de l’ordre… La protection est correcte jusqu’à 150 km/h. au-delà, investissez dans la bulle haute, ou baissez la tête, c’est moins cher.

 De retour en ville à basse vitesse, j’ai la fâcheuse impression que mon arrière train a pris feu. Le dégagement de chaleur est impressionnant : échappement ou moteur, je ne sais pas d’où cela vient, mais combiné avec la position « sur l’avant », on peux dire que les derniers kilomètres sont pénibles.

 Juste avant de rendre la machine à son propriétaire, je m’arrête à un feu et regarde mon reflet dans la vitrine voisine. Au premier coup d’œil, on se sent surpris et on se dit : « Ouah ! La grande classe quand même …. ». Alors au lieu de faire quelques centaines de mètres pour rendre la Triumph à son propriétaire, on change de direction, et on retourne faire un tour … juste pour le style !

 En conclusion, à 11.600 euros, elle en offre beaucoup. Racée, sûre d’elle, avec son moteur généreux et ses capacités de rouleuse sportive indéniables. Par contre à ce prix là, elle ne laisse peut-être pas assez d’économies de côté pour payer les PV qui viendront nécessairement tant la tentation est forte de rouler vite à son guidon. Les exploitants de radar peuvent se frotter les mains, on a une belle cliente ici.

  

         FICHE TECHNIQUE

Moteur

 Type 3 cylindres en ligne, refr. par eau, 4 T. double ACT/ 4 soup. par cyl

 Cylindrée 1 050 cm3

 Alésage course 79 mm x 71,4 mm

 Puissance 106 (125) cv à 9.250 tr/min (débridé)

 Couple 10,7 mkg à 5.000 tr/min

 Transmission par chaîne.

 Boîte à 6 rapports

 Partie cycle

 Frein AV 2 disques Ø 320 mm, 4 pistons

 Frein AR 1 disque Ø 255 mm, 2 pistons

 Roue AV 120/70x17. Roue AR 180/55x17

 Poids à sec : 210 kg

 Réservoir 21 l

 Hauteur de selle 805 mm

 Coloris : gris, bleu, bordeaux

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par MILOU - Publié dans : MOTO : essais
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